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Le musée de la Résistance


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Cet établissement culturel de la Ville de Limoges  illustre les valeurs citoyennes et solidaires portées par la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale. Dédié à tous ceux qui se sont sacrifiés pour défendre les valeurs fondamentales de la République, il est pour vocation de faire vivre la mémoire en offrant un lieu pédagogique et de diffusion de l’information, notamment pour le jeune public.

Situé dans l’ancien couvent des Sœurs de la Providence du XVIIème et XVIIIème siècle rue Neuve Saint-Etienne, au cœur au quartier de la Cité, il propose sur 1400m2 un parcours muséographique retraçant rigoureusement les faits historiques de la Seconde guerre mondiale et particulièrement  la Résistance, l’occupation et la déportation en Haute-Vienne.

Décliné en dix séquences, à partir de 1939, ce parcours dynamique découle du programme scientifique élaboré par Olivier Wieviorka, historien de renommée nationale et spécialiste de la Seconde Guerre mondiale, Pascal Plas, historien spécialiste de la Seconde Guerre mondiale dans le Centre-Ouest, et Annie Martin, directrice du musée.

Deux plateaux accueillent les collections permanentes, constituées de près de 800 pièces ; Le musée comprend également une salle d’expositions temporaires, une salle pédagogique permettant l’organisation d’animations pour les scolaires, et un centre de documentation ouvert aux chercheurs.

Ce  musée a été réalisé par la Ville de Limoges pour un coût de 7 millions d’euros. Son aménagement a nécessité de très importants travaux entre 2009 et 2011, qui ont permis de valoriser un patrimoine remarquable. En plus du musée de la Résistance l’ensemble immobilier réhabilité comporte une salle de conférence, l’espace CITE.


La municipalité a reçu le soutien de l’Europe (Fonds Européen de Développement Régional), du conseil régional du Limousin, de l’Etat (Fonds National d’Aménagement et de Développement du Territoire), du conseil général de la Haute-Vienne et de la Fondation du Patrimoine.


Maître d’ouvrage délégué : Société d’Equipement du Limousin
Maîtres d’œuvre : les architectes Hervé Beaudoin et Benoît Engel
Scénographe : Frédéric Casanova





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La collection permanente s’organise en 10 salles, chacune mettant en parallèle ce qui est vécu au plan national et au plan local.

-« La France entre en Guerre » rappelle le contexte qui préside à la déclaration puis à l’entrée en guerre, en précisant d’une part les motifs de cette déclaration et d’autre part les répercussions de la guerre sur le quotidien au niveau national et à Limoges.

-«Un Monde s’écroule » retrace l’effondrement de la France consécutif à l’offensive allemande déclenchée le 10 mai 1940. Elle aborde tant l’aspect militaire que l’aspect politique en envisageant l’effondrement de IIIème République qui conduit à la naissance du régime de Vichy.

-« l’Ordre nouveau » présente les principes fondant l’Etat français ainsi que ses pratiques.

-« Une force en devenir – les débuts de la Résistance » décrit les débuts de la Résistance en Haute-Vienne et les difficultés qu’elle éprouve à naître et à se développer.

-« La vie continue » évoque la vie quotidienne en France et à Limoges durant les années sombres, le contexte dans lequel se meuvent les populations (dont les résistants), les conséquences directes et indirectes que la politique de Vichy et les pénuries offrent à la Résistance, mais également l'ambivalence et l’attentisme au sein de la société.

- « Ville Allemande/Résistance Française » met en évidence le tournant que représentent l’occupation de la zone libre en novembre 1942, l’intensification de la collaboration et l’action de la Résistance entre 1942 et 1944.

-« La Libération » montre l’action que mène la Résistance en 1944 et la part prise par la Résistance dans la libération du Limousin.

-« La Répression » rappelle le prix très lourd acquitté par les résistants et les réprouvés dans le contexte des années sombres.

-« Des lendemains qui chantent » souligne les espérances politiques suscitées par la Résistance et les bouleversements provoqués par la guerre.

- « Mémoires » conclut en précisant l’importance de la mémoire de la guerre en général, de la Résistance et de la Déportation en particulier.

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Musée de la Résistance de Limoges
7 rue Neuve Saint-Etienne - 87 000 Limoges- France
Tél : 05 55 45 84 44
Téléchargez le plan d'accès

ouvert tous les jours (sauf le mardi)
du 16 septembre au 14 juin inclus : de 9h30 à 17h
du 15 juin au 15 septembre inclus : de 10h à 18h

Fermeture pour les fêtes de Noël et du 1er janvier et le 1er mai

Visite libre avec audio-guides en français, anglais et allemand
Accessible aux personnes handicapées

Service éducatif à la disposition du public scolaire
Renseignements et réservations au 05 55 45 84 44

Centre de documentation ouvert aux chercheurs
(accessible sur rendez-vous)


A l’accueil du musée, boutique avec objets en vente et documentation

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Le corps de bâtiment avec escalier ancien donnant sur la rue Neuve Saint- Etienne remonte à la 2e moitié du XVIIe siècle (vers 1650-1670) ; l’architecte nous en est inconnu.

La chapelle et le corps de bâtiment en retour ont été reconstruits en 1779 pour le compte des Soeurs de la Providence, par l’architecte Brousseau.

A la Révolution, le couvent est confisqué et devient bien national. La propriété est divisée et vendue en lots ; la Ville acquiert 2 de ces lots, dont la chapelle; le reste des lots est adjugé à des propriétaires privés.

En 1833, la Ville réalise des travaux de réaménagement pour accueillir dans l'ancien couvent une caserne destinée à loger 230 hommes. De cette époque datent les principales transformations affectant l’édifice : division du volume de la chapelle et du chœur (création de 2 étages au-dessus du rez-de-chaussée), modification de façades, création de l'escalier à l'entrée de la chapelle. Pour étendre la caserne, la Ville acquiert en 1840 la maison mitoyenne du 5 bis rue Neuve Saint-Etienne. La caserne occupe les locaux durant tout le XIXe siècle sans que l’on connaisse la date précise à laquelle elle cesse d'accueillir des troupes.



La  communauté des Soeurs de la Providence s'installe à Limoges, dans le quartier de la Cité vers 1650, en même temps que plusieurs autres ordres masculins et féminins lors de la réforme catholique du XVIIe siècle ("Contre-Réforme"). Elles disparaissent en 1792 et ne reviennent pas au XIXe siècle.
Pour l’anecdote la nièce de Brousseau (fille de son frère Mathurin, entrepreneur, qui suit le chantier de construction du couvent) fait son entrée chez les Soeurs de la Providence, ce qui atteste des liens personnels tissés entre la famille Brousseau et cette communauté.


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