Accueil Actualités Agression agent de surveillance voie publique

Actualités

Publiée le 19 Avril 2018

vie municipale et citoyenne

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. Envoyer à un ami

Agression agent de surveillance voie publique

La ville de Limoges rappelle qu'elle apporte tout son soutien à ses agents.

Suite à l’agression physique et verbale dont a été victime un agent de la surveillance de la voie publique (ASVP) dans le cadre de l’exercice de ses missions, Le Maire de la Ville de Limoges, Emile Roger Lombertie tient à rappeler que la Ville apporte tout son soutien à ses
agents qui exercent ce métier difficile et indispensable. Comme toujours en présence de ce genre d’acte odieux, l’administration municipale a immédiatement pris les mesures visant à soutenir et à protéger l’agent victime de cette agression.


Il est d’abord rappelé que la victime a été immédiatement prise en charge, d’abord grâce à l’aide efficace de ses collègues de services, puis par les services de secours et de soins. L’intervention instantanée de la police municipale a permis l’interpellation de l’agresseur avant qu’un dépôt de plainte soit déposé. L’auteur fait l’objet d’une convocation prochaine à une audience correctionnelle.


Le Directeur Général des Services de la Ville de Limoges a immédiatement reçu les agents de ce service, quelques heures seulement après l’agression de lundi. Cette rencontre a permis aux agents d’exprimer leurs sentiments et de partager les difficultés quotidiennes rencontrées
lors de l’exercice de leurs missions. Des mesures comme des réflexions susceptibles de répondre à ce type de situation ont été évoquées.
Comme prévu dans un tel cas, la victime a été orientée vers le psychologue de la médecine préventive qui a organisé sa prise en charge et son suivi dès lundi. Parallèlement, la commune a lancé la mise en œuvre de la protection fonctionnelle qui vise à défendre et protéger l’agent
contre les actes dont il a été victime. Dans ce cadre, elle prend notamment à sa charge les frais de représentation d’avocat devant le tribunal de grande instance.


Dès mardi matin, les agents du service concernés se sont entretenus avec un psychologue du travail afin d’extérioriser leurs ressentis. Ces séances collectives sont par ailleurs régulièrement organisées.


Enfin, à la demande du Directeur Général, le chef de service a tenu une réunion avec l’ensemble de ses agents, mercredi matin. Celle-ci a permis d’évoquer les actions en cours et qui pourraient être mises en œuvre afin de renforcer la sécurité des agents pendant l’exercice de leurs missions, en complément de celles déjà en place : point sur le déploiement expérimental de caméras individuelles pour chaque agent prévu courant 2018, formations visant à acquérir les réflexes nécessaires pour faire face et limiter les conséquences des agressions, formations axées sur la « gestion des conflits »…


De par leurs missions les agents ASVP exercent un métier difficile (contrôle du stationnement payant ; constat des infractions au  stationnement gênant - stationnement sur emplacements réservés aux personnes handicapées, sur trottoir… ; surveillance des parcs et jardins pour prévenir les incivilités) dont le seul objectif est de rendre le cœur de ville accessible et praticable au plus grand nombre de nos concitoyens dans le respect des règles de sécurité et d’accès, tout en privilégiant l’égalité de traitement sur l’espace public.


Par ailleurs, intégrés au service de la police municipale au sein d’une brigade spécifique, les agents ASVP ont une présence rassurante sur le terrain et contribuent à lutter contre l’insécurité et le sentiment anxiogène qui peut en découler.
Dans l’organisation de leurs patrouilles, comme les policiers, les ASVP travaillent toujours au minimum à deux, souvent à trois. Ils disposent de moyens radios en lien direct avec les équipes de police municipale qui participent à leur sécurité.


Par la nature de leurs missions, les agents doivent de temps à autres, faire face aux réactions extrêmes et violentes d’une minorité de personnes, qu’ils s’emploient à éviter ou à gérer avec calme et diplomatie.

 

 

Rappel concernant les infractions pénales encourues pour outrage
« par des paroles, gestes, menaces »
sur agent chargé d’une mission de service public :

Du point de vue judiciaire, l’outrage « par des paroles, gestes, menaces » sur agent chargé
d’une mission de service public est réprimé d’une amende pouvant aller jusqu’à 75 000 €
(article 433-5 du code pénal). Lorsqu’ils sont commis en réunion, le montant reste le même
et une peine d’emprisonnement de 6 mois vient aggraver la sanction.
Les violences volontaires sur agent chargé d’une mission de service public sont réprimées
par 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende (Article 222-13 du code pénal) et peuvent
aller jusqu’à 7 ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende selon les circonstances (en
réunion, avec arme et préméditation).

 

 





Retour à la liste des actualités || Voir les archives


La ville de Limoges utilise des cookies pour vous offrir le meilleur service. En continuant, vous acceptez de recevoir les cookies sur les sites de la ville de Limoges.

En savoir plus