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Le projet de budget 2011 de la Ville s’inscrit dans un contexte où de lourdes craintes pèsent sur la croissance nationale :
- sur la demande intérieure qui avait porté jusqu’à présent l’activité. En effet, la hausse des prix à la consommation, notamment liée à la flambée des prix de l’énergie, et la pression toujours aussi forte sur les salaires, risquent de casser cet effet de levier.
- sur le contexte social qui est marqué par un chômage particulièrement élevé, avec près de 4 millions de chômeurs inscrits à Pôle emploi, mais aussi une précarité et une pauvreté qui ont fortement augmenté sur 2010.
- sur la politique menée par le gouvernement, dont l’objectif de réduction du déficit public, risque de peser sévèrement sur le comportement des consommateurs, mais également sur celui des collectivités locales, qui représentent rappelons le, plus de 70% de l’investissement civil.
« Nous menons la plus sévère politique de limitation des dépenses publiques jamais réalisée depuis vingt ans » déclarait le Premier ministre le 10 janvier dernier.
Mais, une limitation rendue nécessaire notamment par l’absence de maîtrise des recettes depuis près de 10 ans. La réforme de la taxe professionnelle ou encore celle envisagée actuellement de l’ISF, qui rapporte près de 4,2 milliards d’euros, ne peuvent que creuser ce « déficit de recettes ».
Aussi, dans cette optique de réduction du déficit public, la Loi de Finances 2011 prévoit elle le gel en valeur des concours de l’Etat aux collectivités locales. Cette Loi de Finances s’inscrit dans le cadre de la Loi de programmation des finances publiques 2011 – 2014 qui a pour objectif de ramener le déficit public à 3% du PIB en 2013.
Les effets de telles mesures frappent durement les ressources des collectivités locales, menacent leurs capacités d’investissement futures et font peser le risque d’un accroissement de la pression fiscale sur les contribuables locaux.
En ce qui concerne la Ville de Limoges, la dotation forfaitaire diminuerait de près de 400 000 € en 2011 par rapport à 2010. La perte de pouvoir d’achat pour la seule année 2011 serait de plus de 800 000 €. Seul le dynamisme démographique permettra de le limiter.
Cependant, le projet de budget primitif 2011 se veut volontariste.
Ce projet de budget annonce un nouveau cycle de travaux significatifs, des projets qui étaient inscrits dans le programme de mandat 2008 – 2014.
Ainsi, près de 40 M€ de crédits d’équipements sont inscrits en 2011, auxquels il convient d’ajouter 19M€ de crédits 2010 reportés.
Ces opérations marquent également la poursuite encore plus nécessaire et volontaire d’un soutien fort à l’économie locale, dans un contexte de désengagement plus sensible de l’Etat dans ces dépenses d’investissement civil.
Les crédits budgétaires proposés pour les établissements scolaires, soit 4 M€, participent pleinement à cette dynamique, avec notamment la rénovation de l’école du Roussillon.
Avec plus de 5 M€ inscrits, les opérations liées à la restructuration du terrain d’honneur du Parc de Beaublanc débutent concrètement dans cet exercice 2011.
Les travaux de réhabilitation de l’Ilot providence, avec plus de 4,5 M€ proposés au BP, entrent également dans une phase très active sur cet exercice.
Enfin, les opérations d’aménagement urbain représenteront près de 9% des crédits d’investissement, soit 3,2 M€ consacrés aux programmes de rénovation urbaine des quartiers du Val de l’Aurence, La Bastide et Beaubreuil.
L’ensemble de ces projets d’équipement, mais également les programmes récurrents d’investissement nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux, doivent être appréciés dans le cadre d’une politique d’investissement pluriannuelle, intégrant en cela les financements nécessaires.
Des financements dont la visibilité, même à court terme, est particulièrement faible et qui pourraient amener à s’interroger sur la capacité à mener à bien ces projets tout en préservant la qualité des services municipaux et en contenant la pression fiscale sur les ménages.
Aussi, la municipalité se fixe une ligne de conduite claire en termes d’autofinancement, qui consiste à maintenir celui-ci majoritairement dans le financement des dépenses d’équipement afin de contenir la spirale de l’endettement.
Dans ces conditions, le budget 2011 présente un niveau d’autofinancement de près de 55% et un emprunt d’équilibre de 25 M€.
Enfin, malgré un contexte particulièrement incertain, comme il a été rappelé précédemment, l’équipe municipale a choisi de limiter les charges supportées par les contribuables de Limoges et une augmentation des taux de fiscalité de seulement + 0,5% est proposée.
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